Mais quelle mouche a donc piqué Julien Dray d’inviter DSK à sa petite fête d’anniversaire samedi soir, alors que des poids lourds du PS étaient présents dans le bar-club de la rue Saint-Denis, un ancien sex-shop dans lequel tout le monde était convié ?
Parmi eux, Pierre Moscovici, qui a du fuir les lieux en apprenant la présence de l’invité surprise. Le directeur de la campagne de François Hollande s’en est brièvement expliqué hier, très agacé, dans notre émission Radio France Politique :
- Non, il n’y a pas de retour de Dominique Strauss-Kahn, il n’y en a pas dans la vie politique, il n’y en a pas dans cette campagne, dans laquelle il n’est pas…
- Vous l’avez croisé ?
- Quel évènement ! Non, la seule chose que je peux dire est que Dominique Strauss-Kahn, que j’ai croisé une seconde, que je n’ai pas rencontré depuis un an, j’ignorais totalement qu’il serait là.
- C’était peut-être un peu risqué de la part de Mr Dray de vous imposer ça ?
- Franchement : tout le monde s’en fiche, d’accord ?
Julien Dray, pour justifier cette bourde à huit jours du deuxième tour, a expliqué qu’il avait en fait invité… Anne Sinclair, donc son mari, que c’était une affaire privée. Julien Dray qui s’est fait discret dimanche au meeting de Bercy : le responsable de l’animation et de la mobilisation de la campagne socialiste n’a pas rejoint le carré VIP des personnalités, et s’est tenu en retrait.
Comment a réagi François Hollande ? Colère. Pour l’un de ses soutiens, la petite fête de samedi soir, c’était « soit de l’incompétence, soit du sabotage ». Autre commentaire entendu hier : « seul effet utile de cette folie, cela a permis à François de définitivement sonner le glas de DSK, en expliquant qu’il ne faisait plus partie de la vie politique ».
L’autre affaire, qui concerne la majorité cette fois, a passablement irrité Henri Guaino. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, qui était face à Pierre Moscovici dans Radio France Politique, a réagi au document publié par Mediapart, évoquant un soutien financier de la part du Colonel Kadhafi à la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, réaction en un mot :
- Pathétique : Mediapart n’est pas un site d’information, c’est une officine, et qui déverse périodiquement des documents, on ne sait pas d’où ils viennent, ce n’est pas sourcé… Si Mr Kadhafi avait eu ces documents et ces preuves sérieuses, vous croyez qu’on aurait attendu sa mort pour les divulguer ? Vous ne croyez pas que pendant la guerre en Libye, tout ça n’aurait pas été mis sur la table pour provoquer un immense scandale ?
Document qualifié de « faux » par son auteur présumé, Moussa Koussa, l’ex patron des services secrets de Kadhafi, en exil au Qatar. Mediapart maintient sa version. Nous verrons ce mercredi si ces boules puantes s’inviteront au débat télévisé entre les deux finalistes.
Parmi eux, Pierre Moscovici, qui a du fuir les lieux en apprenant la présence de l’invité surprise. Le directeur de la campagne de François Hollande s’en est brièvement expliqué hier, très agacé, dans notre émission Radio France Politique :
- Non, il n’y a pas de retour de Dominique Strauss-Kahn, il n’y en a pas dans la vie politique, il n’y en a pas dans cette campagne, dans laquelle il n’est pas…
- Vous l’avez croisé ?
- Quel évènement ! Non, la seule chose que je peux dire est que Dominique Strauss-Kahn, que j’ai croisé une seconde, que je n’ai pas rencontré depuis un an, j’ignorais totalement qu’il serait là.
- C’était peut-être un peu risqué de la part de Mr Dray de vous imposer ça ?
- Franchement : tout le monde s’en fiche, d’accord ?
Julien Dray, pour justifier cette bourde à huit jours du deuxième tour, a expliqué qu’il avait en fait invité… Anne Sinclair, donc son mari, que c’était une affaire privée. Julien Dray qui s’est fait discret dimanche au meeting de Bercy : le responsable de l’animation et de la mobilisation de la campagne socialiste n’a pas rejoint le carré VIP des personnalités, et s’est tenu en retrait.
Comment a réagi François Hollande ? Colère. Pour l’un de ses soutiens, la petite fête de samedi soir, c’était « soit de l’incompétence, soit du sabotage ». Autre commentaire entendu hier : « seul effet utile de cette folie, cela a permis à François de définitivement sonner le glas de DSK, en expliquant qu’il ne faisait plus partie de la vie politique ».
L’autre affaire, qui concerne la majorité cette fois, a passablement irrité Henri Guaino. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, qui était face à Pierre Moscovici dans Radio France Politique, a réagi au document publié par Mediapart, évoquant un soutien financier de la part du Colonel Kadhafi à la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, réaction en un mot :
- Pathétique : Mediapart n’est pas un site d’information, c’est une officine, et qui déverse périodiquement des documents, on ne sait pas d’où ils viennent, ce n’est pas sourcé… Si Mr Kadhafi avait eu ces documents et ces preuves sérieuses, vous croyez qu’on aurait attendu sa mort pour les divulguer ? Vous ne croyez pas que pendant la guerre en Libye, tout ça n’aurait pas été mis sur la table pour provoquer un immense scandale ?
Document qualifié de « faux » par son auteur présumé, Moussa Koussa, l’ex patron des services secrets de Kadhafi, en exil au Qatar. Mediapart maintient sa version. Nous verrons ce mercredi si ces boules puantes s’inviteront au débat télévisé entre les deux finalistes.















